Prix de l’assurance cyber TPE et PME : ce qui le fait varier

hacker, risque, entreprise protégée par une assurance cyber
Assurance cyber · TPE et PME

Combien coûte une assurance cyber ?

Il n’existe pas de prix catalogue : la prime d’une assurance cyber est calculée au cas par cas. Cinq critères la font varier : votre chiffre d’affaires, votre secteur, les données que vous traitez, votre niveau de sécurité informatique et les garanties choisies. Une entreprise bien protégée paie moins cher qu’une entreprise comparable sans sauvegardes ni double authentification. Seul un devis établi sur votre profil donne un montant fiable.

⚡ L’essentiel en 30 secondes
  • Pas de tarif unique : la prime dépend de votre activité, de vos données et de votre sécurité.
  • Votre sécurité pèse directement sur le prix : double authentification, sauvegardes isolées et mises à jour peuvent faire baisser la prime.
  • Le questionnaire de souscription engage : une réponse inexacte peut réduire ou supprimer l’indemnisation (article L113-2 du Code des assurances et suivants).
  • Comparez au-delà du prix : plafonds, franchise, délai de carence, option fraude, assistance de crise.
  • Après une attaque, plainte sous 72 heures, condition d’indemnisation (article L12-10-1 du Code des assurances).

Les 5 critères qui fixent le prix

L’assureur évalue deux choses : la probabilité que vous soyez attaqué, et le coût d’une attaque pour vous et pour vos clients. Chaque critère répond à l’une de ces deux questions.

1
Le chiffre d’affairesIl sert de base au calcul et au choix des plafonds, en particulier pour les pertes d’exploitation : plus l’activité est importante, plus un arrêt coûte cher.
2
Le secteur d’activitéCommerce en ligne, santé, professions du chiffre et du droit, prestataires informatiques : certaines activités sont plus ciblées ou plus dépendantes de leur informatique que d’autres.
3
Les données traitéesUn fichier de milliers de clients, des données de santé ou bancaires augmentent le coût potentiel d’une fuite : notification, réclamations, gestion de crise.
4
Votre niveau de sécuritéSauvegardes, double authentification, antivirus, mises à jour, sensibilisation des équipes : c’est le critère sur lequel vous avez le plus de prise.
5
Les garanties et options choisiesMontants de garantie, franchise, délai de carence, option cyber-fraude, extension aux prestataires informatiques : chaque choix pèse sur la prime.
📋 Pourquoi cet article ne donne pas de prix

Un montant affiché sans connaître votre activité serait trompeur : deux entreprises au même chiffre d’affaires peuvent obtenir des primes très différentes selon leur secteur et leur sécurité. Nous préférons vous donner les critères, puis un devis réel.

Comment faire baisser la prime

Le levier le plus efficace est votre propre sécurité : les assureurs la mesurent et la récompensent. Les mesures suivantes figurent dans la plupart des questionnaires de souscription.

✓
Double authentification sur la messagerie, les accès à distance et les comptes d’administration.
✓
Sauvegardes régulières et isolées du réseau, testées : une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde.
✓
Antivirus et mises à jour à jour sur tous les postes et serveurs.
✓
Sensibilisation des équipes à l’hameçonnage : la faille humaine reste la première porte d’entrée.
✓
Procédure de double vérification des virements et des changements de coordonnées bancaires.

Certains assureurs accordent en plus une réduction de cotisation pour des options de prévention, comme un test d’intrusion ou une surveillance managée. Son montant dépend de votre profil et des options retenues.

Pourquoi un assureur peut refuser

Un refus n’est pas rare en assurance cyber, mais il s’anticipe. Il tient presque toujours à l’activité ou à des mesures de sécurité manquantes.

En cas de refus, un courtier peut présenter le dossier à d’autres assureurs, ou vous indiquer les mesures à mettre en place pour devenir assurable.

Les 8 points à vérifier avant de signer

Deux contrats au même prix peuvent indemniser très différemment. Comparez ces points, qui figurent dans les conditions particulières et générales.

1
Le plafond global et les sous-limitesUn plafond élevé peut cacher des sous-limites basses sur la rançon, la fraude ou les pertes d’exploitation.
2
La franchiseLe montant qui reste à votre charge à chaque sinistre, et si l’assistance de crise en est exonérée.
3
Le délai de carenceLe nombre d’heures d’interruption avant que les pertes d’exploitation soient indemnisées.
4
La période d’indemnisationLa durée pendant laquelle la perte de marge est prise en charge après l’attaque.
5
L’option cyber-fraudeFraude au virement, au président, faux fournisseur : souvent absente du socle de base.
6
Les prestataires informatiquesUne attaque chez votre hébergeur ou votre fournisseur de logiciel en ligne est-elle couverte ?
7
Les conditions de sécuritéLes mesures que vous vous engagez à respecter : si elles ne le sont pas le jour du sinistre, l’indemnisation est menacée.
8
L’assistance de criseJoignable à toute heure, avec quels experts, et dans quel délai d’intervention.
💡 Le questionnaire engage autant que le contrat

Vos réponses au questionnaire de souscription décrivent le risque assuré (article L113-2 du Code des assurances). Une réponse inexacte peut entraîner une réduction de l’indemnité, voire la nullité du contrat si elle est intentionnelle.

Obtenez un prix sur votre profil

Nous préparons votre dossier, présentons vos mesures de sécurité sous leur meilleur jour et comparons les assureurs spécialistes du cyber. Devis personnalisé, sans engagement.

📚 Textes et sources de référence
  • Code des assurances, article L113-2 — obligation de répondre exactement aux questions de l’assureur lors de la souscription ; articles L113-8 et L113-9 pour les conséquences d’une déclaration inexacte.
  • Article L12-10-1 du Code des assurances, créé par la loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023 — plainte sous 72 heures, condition d’indemnisation des cyberattaques.
  • Code général des impôts, article 39 — déductibilité des charges engagées pour les besoins de l’exploitation.
  • Cybermalveillance.gouv.fr — recommandations publiques de sécurité pour les TPE et PME.

Questions fréquentes

Combien coûte une assurance cyber pour une TPE ?
Il n’existe pas de prix unique : la prime est calculée au cas par cas, selon le chiffre d’affaires, le secteur d’activité, le volume et la nature des données traitées, le niveau de sécurité informatique et les garanties choisies. Seul un devis établi sur votre profil donne un montant fiable.
Le prix de l’assurance cyber dépend-il du chiffre d’affaires ?
Oui, c’est l’un des premiers critères : il sert de base au calcul et au choix des plafonds, notamment pour la garantie pertes d’exploitation. Le secteur, les données traitées et les mesures de sécurité viennent ensuite moduler la prime.
Les mesures de sécurité font-elles baisser le prix ?
Oui. Double authentification, sauvegardes régulières et isolées, mises à jour et formation des équipes réduisent le risque, et donc la prime. Certaines options de prévention, comme un test d’intrusion ou une surveillance managée, peuvent aussi faire baisser la cotisation, selon le profil et l’assureur.
Une entreprise peut-elle être refusée en assurance cyber ?
Oui. Les assureurs excluent certaines activités et peuvent refuser une entreprise dont la sécurité est jugée insuffisante, par exemple sans sauvegardes régulières ni antivirus à jour. Une part importante du chiffre d’affaires réalisée aux États-Unis ou au Canada peut aussi rendre l’entreprise inéligible chez certains assureurs.
Qu’est-ce que le délai de carence en assurance cyber ?
C’est la durée d’interruption, exprimée en heures, au-delà de laquelle la garantie pertes d’exploitation commence à indemniser. Plus il est court, plus vous êtes indemnisé tôt après une attaque. C’est un point à comparer, au même titre que la franchise et la période d’indemnisation.
La prime d’assurance cyber est-elle déductible ?
Pour une entreprise, une prime d’assurance souscrite pour les besoins de l’activité constitue en principe une charge déductible du résultat imposable, au titre des frais généraux (article 39 du Code général des impôts). Votre expert-comptable confirmera le traitement adapté à votre situation.
Gwenaëlle DURET, Courtière indépendante en assurances
Gwenaëlle DURET
Courtière indépendante en assurances · Maîtrise en droit des assurances (Université Jean Moulin Lyon 3) · ORIAS 26009325 · Publié le 2 octobre 2026
« En assurance cyber, le bon prix n’est pas le plus bas : c’est celui d’un contrat dont vous respectez les conditions et qui paiera le jour où vous en aurez besoin. »
Ressources

Pour aller plus loin

Assurance cyber TPE et PME — un prix calculé sur votre profil réel.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *